dimanche 31 août 2008

== Publicité ==
dimanche 14 septembre 2008
Est-ce une vérité ?
L'espoir c'est de croire que les gens sont comme nous, la déception c'est de s'apercevoir qu'ils ne sont... que comme les autres ! (M. Atlan)
*****
A n’avoir que l’approximatif comme ambition, on ne peut qu’accéder au médiocre. (M. Atlan)
*****
Réflexion sur les sites
Pour un initié, se rendre sur un site BDSM devrait être un plaisir. Rechercher dans les nouvelles annonces la perle rare, discuter avec un ami de passage, tenter des approches par similitudes d'affinités, en fait... tout ce qui peut faire que ce moment soit agréable, enrichissant et constructif.
Un site BDSM peut se comparer, pour certains, à un terrain de "chasse" où la traque fait battre tout aussi fort le cœur du chasseur que celui du chassé…
Aujourd'hui ce "terrain" me semble miné, envahi, squatté… En tant que Candide, je me pose toutes ces questions.
Je me mets à la place d'un ou d'une novice, je m'inscrirai ou m'abonnerai et j'attendrai que mon annonce porte ses fruits. Je parcourrai, également, les autres annonces afin de savoir qui s'inscrit sur ces sites privés.
Alors avant d'entamer la démarche dois-je ou non avoir une idée de ce qu'est le BDSM ?
Si oui… que dois-je penser de ce que je vois, j'entends et des dialogues que j'échange ?
Les uns disent le BDSM est un jeu, les autres ce n'est qu' un "+", d'autres encore, que c'est juste le terrain propice pour laisser aller ses pulsions…
Je ne vois pas dans tout cela quelqu'un qui serait capable de m'initier et en qui je puisse mettre ma confiance !
Si dire, " Je pratique…", c'est juste un agrément, considéré par tous comme un passe-temps occasionnel auquel on s'adonne en dilettante, je ne vois rien de très sérieux là-dedans. Le voir comme un "Art de vivre" semble être le concept le plus élaboré et qui paraît le plus tentant !
Parce qu'en fait, sur un site BDSM, qui sont ceux qui font du SM, vraiment du SM ? Je ne rencontre que des échangistes, des libertins qui se lancent dans le BDSM comme on se lance pour être à la mode. Etre SM, il y a quelques années c'était être pervers, dépravé… Montré du doigt ! Aujourd'hui, qui n'est pas SM est un ringard ! C'est très "In", très tendance… Monsieur en noir, Mme un collier au cou. Et ça se balance du maître par ci, de la petite chienne par là…On s'encanaille sérieusement entre deux <: " Georges, attention, tu me fais mal ça va pas non ! Qu'est ce qui te prend ? "
Tous les genres se côtoient, on le voit dans les annonces, du très chic BCBG exigeant aux libertins de base, en passant par la soumise qui s'estime hors de prix et qui ordonne à son futur Maître l'obligation de l'exclusivité, tout y est.
Les annonces ronflantes parsemées de clichés : respect; convivialité… Savoir-vivre !
Mais, malgré tout cela, ça sonne faux ! A croire que tous ces BDSM…istes en herbe ont honte du SM ! Ils en parlent comme si c'était une tare ! " On en fait, oui, mais juste pour pimenter…" Ou alors " Pour nous c'est un jeu…Nous n'abordons le SM ou la relation D/s que sous cet angle ! " Coincés encore les non-conformistes quand il s'agit d'assurer ! C'est qu'il en faut du courage pour réellement assumer un statut de Maître (sse) ou de soumis(e)
Qui propose à un(e) soumis(e) d'être initiée, d'être dressée dans les règles de l'art ? D'apprendre les lois SM, de se familiariser avec l'écriture SM, de vivre en soumis(e) au moins une fois sans l'obliger à se faire baiser toutes les 5 minutes dès la première séance ?
Parce qu'attention dans le BDSM le "Sexe" n'est qu'un plus ! Les nerveux de la braguette ou les "hot" de l'entrecuisse sont, eux, persuadés que c'est l'inverse… ! A mon sens, ils se sont lancés dans cette pratique parce que les différents statuts permettent de satisfaire leur libido tant pour les dominants(es) que pour les soumis(es), en tant qu'individualité comme en couple, chacun arguant qu'ils sont de véritables petites chiennes parce que ce sont les ordres. C'est une façon de déculpabiliser pour les unes et avoir l'impression d'être un maître et de maîtriser (sans jeu de mot) son cocufiage pour les autres !
Comment un(e) novice peut distinguer le bon grain de l'ivraie quand au lieu de parler rigueur, prise en main, punition, tortures, bondage, elle ne voit qu'une attente sexuelle partout ?
De la cérébralité à 2 balles dans le libellé de l'annonce, pour masquer une libido frisant l'obsessionnel compulsif en finalité.
Il doit bien y avoir des sites pour soigner ça ! Pourquoi venir là ?
L'image du BDSM en prend un coup ! Un Maître qui passe 4 heures de séance sans se déshabiller, qui tient son sujet en haleine par une cérébralité très pointue en offrant parfois une récompense, voire un privilège de 10 mn, à ce dernier, en lui disant d'aller se satisfaire avec les doigt dans un coin le dos tourné… en fin de séance !!! Ca c'est du SM.
Il y a, là dedans, tout ce qu'un sujet peut attendre d'un(e) Dominant(e), rigueur, poigne, cérébralité, abnégation… Respect de l'art et compréhension quant au besoin de se vider de sa tension émotionnelle. Que les soumis(es) qui conçoivent le BDSM comme cela lèvent le doigt !
Tout comme les Maîtres il n'y en a pas beaucoup.
Pour les véritables initiés, c'est vrai que certains doivent continuer et se contenter de jouer avec des petits "+" car que peuvent-ils faire d'autre ?
Seulement voila, l'inexpérimenté(e) qui arrive là, ne sait plus quoi penser ! Et avant qu'il ne trouve un bon Maître, il est tellement déçu et écœuré, par certains comportements, qu'il renonce avant de commencer !
Aujourd'hui passer une annonce, c'est d'abord stipuler ce que l'on ne veut pas avant de préciser ce que l'on désire… C'est dire !
C'est demander un n° de téléphone avant tout car il y a tellement d'arnaques, de phantasmeurs, d'incorrections…
A mon sens j'aimerais un SM plus noble ! Plus recherché ! Est-ce révolu ?
Bien sûr il y a des gens bien, heureusement ! tout comme il y a du respect, mais cela reste une affaire de petits groupes intimistes qui se connaissent et qui résistent au flot intarissable de ces nuls suffisants !
Les sites se sont ouverts à tous par souci de la liberté de chacun. Mais qui respecte les principes d'une communauté, qui parle avec respect et courtoisie, qui a la correction de répondre proprement à une annonce, en français et sans faute d'orthographe.
La démocratisation n'a jamais tiré vers le haut, on le sait ! Mais ce que je déplore le plus c'est de voir que certains sont assez lamentables et stupides pour pourrir leur propre bac à sable !
Et de répéter : A n’avoir que l’approximatif comme ambition, on ne peut qu’accéder au médiocre.
M. Atlan
mercredi 5 novembre 2008
On ne refera pas le monde...
On ne refera pas le monde ni même le SM, on s’arrangera pour vivre entre nous avec nos codes et nos convictions.
Il y a plus de 10 ans déjà passait une pub qui disait : la Fnac «agitateur de…» Peut-on oeuvrer dans ce sens et agiter… la conscience (endormie) ?
Mon premier texte ici parle de la dérive des «gens» qui investissent un domaine privé sans règles et sans codes précis sinon les leurs et cela de façon désordonnée.
Doit-on, comme dans «chasse et pêche», parler de la préservation des traditions et du sauvetage des espèces en voie de disparition ?
Si je porte un regard sévère sur cette dérive, c'est comme tout un chacun pourrait le porter si j’investissais les espaces réservés aux «pros» ou m’attachais à exercer, en profane, une quelconque pratique.
Mais, malheureusement, cette vulgarisation du BDSM a fait changer les rapports au sein même de nos rangs et, aujourd’hui, nos propres soumis/es se distinguent par des exigences pathétiques aux attentes rocambolesques.
Je me dis parfois, en lisant certaines annonces, qu’il n’y a plus que la «vieille garde» qui conserve un comportement de vraies soumises !
En modifiant la donne et en inscrivant le sexe au 1er rang, cette dérive insidieuse a engendré un changement véritable dans les rapports !
Une soumise, réaliste, se dit que s’engager, aujourd’hui, dans le SM implique qu’il lui faut mettre tout d'abord en avant le fait qu’elle se donne physiquement, qu'elle offre son corps comme monnaie d’échange et que cela a un prix en séance ou autre… Donc aux Maîtres de ne pas oublier quelle est sa valeur «marchande»…
En effet, quelle n’est pas la fierté d’un Maître d'avoir sa «pute» à disposition, l'exhiber dans un club, en soirée comme sa carte de visite en ayant, de plus, la possibilité d'avoir des rapports avec elle. C’est le sexe facile, à bon prix, voire même au rabais !
De cette constatation les soumises en ont tiré parti, on se sert d'elle, on les «saute», elles exigent !!!!
La conclusion étant : «On est là pour vous faire briller, alors le prix à payer c’est l’obéissance à nos exigences…» et nos Maîtres, imbus et aveugles, obéissent !
Voici ce que la dérive a apporté : les soumis/es, à partir du moment où elles représentent un intérêt sexuel dans un SM où tout se rapporte à cela, pensent qu’elles doivent avoir la place qui leur revient ! Entre autres, une exclusivité… des avantages en tout genres et, bien sûr, le droit, pour elles aussi, de sélectionner... Mais malheureusement sur leurs propres critères ! Je le veux : beau, grand, fort, riche, intelligent… et tout, et tout !
Non pas que les Maîtres soient tous laids, petits, pauvres et stupides, mais si l’on vient chercher une initiation, un dressage ou une soumission, ce ne sont pas là les critère de choix habituels, de référence, d’expérience ou une garantie de quoi que ce soit
Est-ce que notre prof de Maths doit être beau pour mieux nous apprendre les tables de multiplication ?
Comme partout et dans tout, l’expérience vient avec l’âge, le respect avec le sens du devoir et la psychologie avec une grande connaissance de la femme et du rapport que «l’Homme» entretient avec le mal : des différentes interactions entre une douleur et le plaisir et ce que l’acte de soumission apporte comme «satisfactions» dans le bien-être personnel de chacun.
Je suis désolé, mais pour toutes ces soumises se vantant d’une expérience SM, d’une grande qualité d’âme… je trouve que leur recherche avec de tels critères passe sérieusement à côté de la plaque…
Non, aujourd’hui elles cherchent seulement à parader en se donnant un genre et ne savent même pas ce qu’est la fierté d’être Soumise.
Peut-être est-ce qu'en réalité elles ne sont ni SM, ni soumises... Il me semble tout bonnement que ce sont des femmes qui ont trouvé dans cette pratique le moyen de dominer un homme qui se prétend Maître avec un des nerfs de la guerre... le «cul».
Ce que, nous initiés, nous connaissons, ce sont ces soumis/es qui vivent dans l'abnégation, par amour d'un Maître à qui ils/elles offrent le droit de disposer de leur personne, ceci dans le respect de la pratique et non dans un intérêt de complaisance… Ils/elles reçoivent en échange une considération sans bornes et un respect de tous les instants.
Certes le Maître n’est pas toujours un Apollon, mais il sait, «Lui», ce qui les rend heureux et c’est finalement le but de leur relation.
Ce que nous voyons par ces nouveaux comportements nous change et nous déçoit beaucoup.
On remarque des aberrations du style :
«X» … :Femme soumise
Recherche Maître avec savoir-vivre et tact. Attention je ne suis pas stupide… les fantasmeurs, les maîtres avec soumises ou mariés, ceux qui n’ont pas un minimum d’éducation, passez votre chemin.
Je recherche une relation basée sur les différents plaisirs et le SM soft. Soirées conviviales et rapports de qualités. Je suis une femme avant tout et j’aimerais être respectée comme telle. A bon entendeur…
Là, vous l'avez compris, il faut décoder ! En nouveau langage, cela veut dire :
Recherche Maître : Homme dirigiste et libéré
Avec savoir-vivre et tact : Aimant les sorties, restos, boîtes et n’étant pas pingres
Attention je ne suis pas stupide : Méfiez-vous, je sais ce que je veux !
Les fantasmeurs : Je veux du concret ; à 40 ans il me faut absolument me caser…
Les maîtres avec soumises ou mariés. Je veux un homme libre, sans attaches, entièrement dévoué à moi et sans obligations
Un minimum d’éducation : Présentant un QI digne de mes relations et socialement à mon niveau
Relation basée sur les différents plaisirs… J’aime le cul, les soirées échangistes et avoir la possibilité de «m'offrir» qui je veux…
Du SM soft : J’accepte de dire «Maître» en rentrant dans la boite ou en présence des contacts mais après c'est fini ! Je veux bien qu’on m’oblige à baiser, sucer, obéir dans ces circonstances, mais je n'accepte ni contraintes, ni douleurs, ni marques
Soirées conviviales rapports de qualité : Soirées entre mondains et personnes de notre niveau social
Je suis une femme avant tout : Attention, je ne suis pas soumise. Je veux bien jouer le jeu mais le temps d'une séance. Après, je veux être, pour lui, le centre du monde et l’objet de toutes les attentions, j’ai mon caractère et, bien sûr, je souhaite garder ma personnalité.
Quand on relit alors cette annonce, en remettant les termes en place, on s’aperçoit que c’est presque celle d’une Dominante qui a trouvé le joint et que c’est elle qui commande et commandera dans la future relation. Elle se sert de termes adaptés pour contourner le problème, donner du piment à son annonce et faire croire qu’elle a une prédisposition à une quelconque soumission.
Il est évident que, face à des Maîtres souhaitant seulement se vider de leur trop plein de «tendresse», la tentation est grande et ils s'en trouvent, sans s'en apercevoir, manipulés.
Voilà comment se présentent les sites BDSM aujourd’hui et leur «commerce» : une menteuse d’un côté et un mort de faim de l’autre… Et on voudrait appeler ça du contact puriste ?
De plus, pour une soumise, vouloir l’exclusivité dans un rapport BDSM Puriste, cela revient à ordonner à un Maître de se plier à ses ordres et ce n’est pas le principe !
Si un Maître prend une ou plusieurs soumises, il en a le droit. Par contre, il peut aussi décider de déclarer une de celles-ci : «soumise Attitrée» !
Auquel cas, il lui réserve ses faveurs, et n'a de rapports qu'avec elle ! car, dans tous les cas, seul le Maître peut s'enchaîner lui-même en lui offrant la fidélité du cœur. Ensuite, le fait d'avoir d'autres soumises n'est plus un sujet à contre verse. Dans les règles SM, c’est la volonté du Maître qui accorde ce privilège, mais en aucun cas il ne peut l’accorder avant même de commencer la relation ! Il faut mériter ce privilège et faire des efforts pour l’obtenir.
Apparemment aujourd'hui, les soumises pensent qu'il suffit d'arriver la bouche en cœur et le string à la main pour que cela devienne une obligation. Les Maîtres, en acceptant cette condition, ont cette faiblesse qui leur coûte leur statut à nos yeux et aux yeux des soumises.
Les prétentions des soumises, dans le libellé de leurs annonces, montrent combien il y a une véritable méconnaissance du vrai BDSM, chacun instaurant les règles qui l’arrangent.
A terme cela ne mènera à rien… Sinon à la confusion, à un amalgame désastreux et, comme souvent, à n’importe quoi.
D’autre part, pour bien enfoncer le clou, je déplore ces annonces niaises et puériles qui consistent à dire : «je suis avec un Maître, c’est le bonheur, vous n'avez rien à attendre de moi, mais je reste ici quand même» !
C’est une façon de faire perdre son temps ! Au départ, l'annonce précise «femme soumise», alors on s’arrête, puis on lit et, en fin de compte, on s’aperçoit que ce nombrilisme narcissique est sans aucun intérêt. Ce n’est pas que le bonheur des autres soit «écoeurant», mais il est fâcheusement inutile dans des pages réservées aux annonces ! Alors la solution, par respect de tous, serait d'écrire une simple phrase au début : «Ceci n’est pas une annonce, ni une recherche» (merci à celles qui le font déjà).
Là encore, la gente féminine, voulant satisfaire à l'autorité de leur Maître en mal de reconnaissance, étale, à qui veut l’entendre, que le bonheur est idyllique, que le Maître est parfait, que le courant passe et que c’est pour la vie… Quel âge ont-elles ?
Puisqu'elles écrivent, en général, 2 mois après : «Bonjour à ceux qui me reconnaîtront, pour les autres je dois faire le point avant de me lancer dans une autre recherche, aussi je ne suis ici que pour discuter et qui sait… !»
Soyons magnanimes, il faut bien que jeunesse se passe !
Et enfin, pour terminer, ces annonces qui, elles, ne veulent strictement rien dire, à part que la soumise est une douce illuminée, qui se complaît dans un discours compris d’elle seule ! Entre ésotérisme et endoctrinement de secte, c’est de l’hébreu pour la quasi-totalité des lecteurs, c'est une écriture consciemment «ronflante», accessible seulement avec l’aide d’un dictionnaire pour les autres, cela, dans le seul but d’impressionner les malheureux analphabètes que nous sommes.
Elles tentent de cacher un mal-être évident, une relation qu'elles rendent elles-même douloureusement platonique et elles en semblent heureuses. Elles idolâtrent une sorte de gourou des temps modernes auquel elles se vouent, noyant et voilant leurs incertitudes SM dans un flot de phrases complexes et inaccessibles.
Tellement insatisfaites d'un rationnel qui leur échappe, elles plongent dans un irrationnel torturé.
Des phrases comme : «mon «sur moi» en attente d'une réalité…, la capacité à me dépasser vers les frontières d’un inconscient créatif…, mon «moi» s'extasie et prend forme devant l'épurement des valeurs conventionnelles», que veulent-elles dire ? Il est déjà difficile de situer son «moi» pour tout un chacun, alors un «sur moi» improbable… ???!!! pensez donc !
Beaucoup de place à la faiblesse humaine à savoir : celle de vouloir se distinguer à tout prix et ne pas rester dans l'anonymat, en s'exprimant par des écrits souvent bien plus dévalorisants qu'honorifiques.
Quand à nos chers soumis, ce n’est pas mieux… Leurs annonces, c’est souvent du n’importe quoi !
Si les Maîtres ont le sexe qui leur monte à la tête, les soumis, eux, ont leur libido obsessionnelle qui ne dépasse pas leur ceinture. Ils n'ont aucune notion de la véritable motivation SM, ils ne rapportent cette pratique qu'au seul intérêt de se voir humiliés, dégradés et sodomisés. Ils pensent qu'un Maître ou une Maîtresse est là uniquement pour concrétiser leurs envies sexuelles, pour justifier leur homosexualité latente et inavouée, pour satisfaire à leur volonté de féminisation vaine et approximative et, parfois, pour jouer les entremetteurs et ce, à moindre risque pour eux. Qu'est-ce qui reflète, dans tout ça, une quelconque image SM ?
Au vu de leur insistance, on peut supposer que ce besoin est impérieux, pressant, omniprésent, au point de leur faire perdre tout entendement et tout respect.
Il est évident que soumis et soumises ne cherchent, dans certains cas, en entrant dans le BDSM, que l'excuse déculpabilisante d'avoir, pour s'adonner à leurs vices, reçu l'ordre d'une autorité qui les y oblige.
Le SM de façon Puriste étant une pratique très spécifique, elle ne représente qu’une infime partie de l’iceberg. Il doit y avoir en France une cinquantaine de soumis mâles au véritable statut d’Esclave… De vrais Esclaves… Pas plus ! D'Esclaves femelles un peu moins !
Alors quand on voit ce qui nous entoure, on doit admettre qu’il ne peut y avoir qu'entre 5 et 10 % de véritables soumis avec une recherche digne du SM dans la masse des annonces existantes. Les trouver, ce n’est malheureusement pas facile !
Je me demande comment les gens présents sur les sites BDSM, avec un minimum d’intelligence et d’objectivité, si même leur motivation est limité, peuvent laisser se développer cette nullité affligeante semblable à la gangrène, envahir et pourrir le climat !
Cela revient à dire qu’on accepte délibérément : les «idiots du village», ceux qui ne savent pas lire correctement une annonce, ceux qui, jetés par la porte, reviennent lourdement et obstinément par la fenêtre, ceux qui confondent soumission et simple envie d’être humiliés dans un 5 à 7 BCBG et ceux qui déstabilisent une «institution», fusse-t-elle SM, étant déstabilisés eux-mêmes ! Voulant être reconnus à tous prix eux aussi, ils n’hésitent pas à saccager les dernières valeurs.
Tout ceci pour dire que le BDSM ne se porte pas bien, il vacille sur ces bases. Cela ressemble à une bouée où s’agrippent les naufragés de notre communauté et de notre société et sous le poids tout est en train de sombrer !
Le BDSM est tout de même «pensé», régenté, se pliant à des règles précises. Pratiquer demande un minimum de «savoir-faire» et un certain état d’esprit, tant pour les Maîtres que pour les soumis/es. Garder nos valeurs, sinon intactes, du moins avec un minimum de cohérence, impliquerait que le ménage soit fait et cela à tous les niveaux.
Peut-être même au niveau des sites eux-mêmes, pourquoi pas ! Ouvrir la porte à la majorité de celles et ceux qui fréquentent aujourd'hui nos rangs, c'est bien, mais il faudrait que ces sites créent un système de chat avec webcam obligatoire, des modérateurs désignés par les membres qui s'assurent de l'identité de chacun et de leur comportement respectueux, sous peine de bannissement. On pourrait comprendre que cela représenterait un coût d’abonnement légèrement supérieur, mais cela garantirait une réelle motivation de chacun.
De toutes façon, nous en sommes déjà à demander photo, webcam et téléphone avant toute chose : cela nous coûte combien en communication ? Donc, il me paraît raisonnable que cette possibilité soit examinée … ! Certains sites l'ont déjà fait, donc pourquoi pas...
Mais le travail commence par nous-mêmes ! Ce n’est pas en essayant de trier, cela est souvent stérile et peu efficace. Mais peut-être en se regroupant derrières des règles strictes où la noblesse du BDSM est respectée. En restant intransigeant sur la qualité des contacts, sur les véritables conditions et motivations, en ne s’intéressant qu’aux personnes montrant de réelles aptitudes SM, en oeuvrant pour cette cause et en restant vigilant, peut-être que la sélection se fera-t-elle alors d’elle-même… au moins dans nos rangs.
Certains vont dire Atlan est un aigri crachant son venin tous azimuts ! En réonse : je ne suis pas aigri, mais désabusé. Ce n’est pas du venin, c’est la «matière» présente, que je met au grand jour et qui est sujette à controverse… Ce n'est pas tous azimuts non plus, mais partout où il me semble que la médiocrité existe et qu'elle est nuisible !
Je n’ai qu’une vie, je me suis modestement arrangé pour arriver à faire ce que je veux, quand je veux, comme je veux. C’est sûrement ma seule richesse et je pense qu’être obligé de vivre dans une promiscuité désolante après tous ces efforts, c’est navrant !
Mon prochain texte sera dédié aux soumises et à leurs mérites !
Atlan
samedi 20 décembre 2008
Salle de discussion
Pour tout initié qui verrait dans ce blog un quelconque intérêt, j'ai, à cet effet, ouvert une room avec webcam et forum de discussion pour, justement, satisfaire à toutes les propositions que j'ai reçue dans le sondage, à savoir : parler du SM en général dans un esprit Puriste, des conditions de cet Art de vivre en couple SM et des pratiques.
Cette room a des règles bien précises : caméra obligatoire, discussions sur le sexe limitées, la convivialité et le respect seront de mise, tout en profitant d'une structure qui permet aux Maîtres le désirant de faire des exhibitions, soit en montrant des pratiques, soit en exhibant son ou sa soumis/e dans des pratiques particulières.
Ces exhibitions seront programmées par rapport à la disponibilité du plus grand nombre.
Quant au forum, il permettra de discuter interactivement entre membres ou de poser des questions bien particulières auxquelles il sera répondu spécifiquement.
Pour toute personne intéressée, il est possible d'obtenir le pass permettant d'accéder à la room en envoyant un mail à "Contacter l'auteur".
Le lien pour télécharger le programme permettant d'accéder à la room se trouve ci-dessous :
Vous trouverez la salle dans les Salons Français, Erotica (cliquer sur Category), elle se nomme Initiation au BDSM.
== Publicité ==













